Il existe aujourd’hui de nouvelles sources de financement qui permettent de transformer plus facilement les activités de votre association, et d’organiser des actions environnementales. Cela peut vous permettre de faire d’une pierre deux coups : faciliter le financement des activités de votre association de manière générale, tout en allant vers des pratiques plus écologiques. Avec cette fiche pédagogique, découvrez en plus sur la manière dont vous pouvez financer plus facilement la transformation de vos actions pour réduire votre impact écologique. Et vous verrez, vous pourriez peut-être même en profiter pour faciliter tout le financement de votre association !
Les actions de transition écologique et sociale sont extrêmement diverses : dans leur nature (sensibilisation, production, expérimentation, service), dans leur périmètre géographique (quartier, métropole, région), dans les publics qu'elles visent (jeunesse, grand public, acteurs économiques, autres associations) et dans leurs temporalités. Cette diversité est une richesse, mais elle impose aussi de faire attention à la présentation des projets aux financeurs.
La préparation d’un dossier de financement, même si c’est toujours contraignant, peut néanmoins aussi servir à prendre du recul sur votre projet, à recalibrer certains éléments et à clarifier les objectifs pour vous-mêmes, puisque vous devez de toute façon être en mesure de présenter clairement les choses aux financeurs·euses.
La première étape consiste donc à définir de quel(s) registre(s) dépend votre action, de le catégoriser clairement pour faciliter la compréhension par le financeur. Votre projet aborde-t-il des enjeux d’économie circulaire, de mobilités durables, de solidarité alimentaire ? Se place-t-il dans un périmètre métropolitain, départemental, régional ou national ?
S’adresse-t-il aux étudiant·es, à d’autres associations, ou au grand public ? Toutes ces précisions permettent de mieux catégoriser le projet, et de cibler les dispositifs de financement les plus adaptés.
| Thématique | Économie circulaire, mobilités durables, alimentation, biodiversité, énergie, solidarité, gouvernance participative… ? |
| Périmètre géographique | Local (quartier, campus), métropolitain, départemental, régional, national ? |
| Publics visés | Étudiant·es, lycéen·nes, habitant·es, autres associations, acteurs économiques, grand public ? |
| Nature de l'action | Sensibilisation/formation, production/fabrication, expérimentation/prototype, prestation de service ? |
| Temporalité | Action ponctuelle, projet annuel, démarche pluriannuelle ? |
| Portage | Association seule, collectif interassociatif, partenariat public-privé ? |
Les financeurs spécialisés en transitions écologiques et sociales sont attentifs à la cohérence entre les objectifs affichés et les modalités de mise en œuvre. Il ne suffit pas que le thème soit « vert » : la logique interne du projet doit elle-même incarner les valeurs de transition.
Quelques exemples :
Un budget bien construit est un outil de conviction autant qu'un document comptable. Il doit :
Construire dès le début un budget solide et bien compréhensible pourra permettre, si de futurs membres de l’association souhaitent répliquer vos actions, de pérenniser plus facilement l’intégration des questions TES en leur permettant de comprendre facilement comment procéder.
Les projets interassociatifs ou à périmètre large sont généralement davantage valorisés par les financeurs publics, et tout particulièrement dans le champ des transitions écologiques et sociales. Un projet porté conjointement par plusieurs associations démontre une capacité à fédérer, mutualiser des ressources et produire un impact plus large.
Concrètement, si votre projet peut être porté en collectif, cela peut prendre plusieurs formes :
Avant de se lancer dans un projet de TES, il peut être intéressant de se renseigner sur les initiatives qui existent déjà sur le territoire. Cela peut permettre d’adapter votre projet pour assurer qu’il s’inscrive en complémentarité de l’existant, voire d’adopter une posture de soutien à une initiative existante plutôt que de toute faire soi-même, ce qui peut conduire à des partenariats stimulants !
Pour cela, vous pouvez interroger les réseaux associatifs locaux (Maisons des associations ou réseaux associatifs), les observatoires de l'ESS, les annuaires associatifs des collectivités ou des universités.
Le secteur associatif connaît une précarisation croissante de ses financements, avec des subventions souvent ponctuelle et arbitraires, des appels à projets compétitifs et des financements pluriannuels (très) rares. Pour un projet de transition, il est donc essentiel de réfléchir à la durabilité financière dès la conception.
Quelques bonnes pratiques :
Avant de cibler des dispositifs spécialisés, rappelons que les financements “classiques ”restent accessibles aux associations de TES et constituent souvent la base d'un plan de financement solide.
Il existe également des dispositifs de financement intéressants, et spécialisés pour les transitions écologiques et sociales, à la fois en Pays-de-la-Loire et en Bretagne.
1. Région Bretagne - Dispositif “Peps transitions”
Le dispositif PEPS (Projets Écologiques, Participatifs et Solidaires) de la Région Bretagne est dédié au soutien d'actions associatives inscrites dans les transitions écologiques et sociales. Il peut financer des projets d'éducation à l'environnement, de mobilisation citoyenne, d'économie sociale et solidaire ou de transitions de pratiques. Il est accessible pour toutes les associations étudiantes bretonnes, même non spécialisées.
2. Rennes Métropole - Dispositif “Rêv’olution”
Le dispositif Rév'olution de Rennes Métropole soutient les projets de transition écologique et sociale portés par des associations du territoire métropolitain. Il vise à accompagner des actions innovantes, collaboratives et ancrées localement. Il est accessible sur la plateforme de demande de subventions de la métropole.
3. Nantes Métropole et Loire-Atlantique
À Nantes, plusieurs dispositifs peuvent soutenir les associations de TES :
De manière générale, les collectivités territoriales (villes, département, régions) publient régulièrement des appels à projets thématiques, sur lesquels votre association peut se positionner pour tenter d’obtenir un financement sur un projet précis.
Le bilan de fin de projet est souvent perçu comme une formalité administrative imposée par le financeur, mais il s’agit d’une étape importante :
Dans ce bilan, essayer de mettre en évidence non seulement les résultats obtenus, mais aussi leur valeur par rapport aux objectifs initiaux, et au contexte. Plusieurs comparaisons peuvent par exemple être utiles :
Pour les projets de grande envergure, ou explicitement tournés vers la réduction des émissions, une estimation des émissions de gaz à effet de serre peut renforcer le bilan. Elle permet de quantifier l’impact climatique de l’action, et de démontrer “objectivement” son intérêt.
Vous pouvez utiliser plusieurs outils pour cela.
Et nous alors ?
Solar’Ys vous propose de vous accompagner dans la réalisation d’une estimation simplifiée de l’impact carbone de vos projets ! N’hésitez pas à nous contacter : solarys_asso@proton.me